L'Asteraceae au jardin  culture et récolte des plantes de la famille - Herboristerie Sensathé

L'Asteraceae au jardin : culture et récolte des plantes de la famille

La famille des Astéracées regroupe certaines des plantes médicinales les plus faciles et les plus gratifiantes à cultiver au jardin : la camomille qui s'autosème d'une année sur l'autre, le calendula qui fleurit sans relâche de juin à octobre, l'échinacée fière et robuste qui résiste aux hivers rigoureux, ou encore l'achillée millefeuille, fidèle compagne des prairies sèches. Cultiver soi-même ses Astéracées médicinales, c'est s'assurer d'une récolte de qualité, récoltée au bon stade et séchée dans de bonnes conditions. Pour retrouver la liste complète des espèces de cette famille, consultez notre page sur Les plantes médicinales de la famille des Astéracées : liste complète. Dans ce guide pratique, vous trouverez tout ce qu'il faut savoir pour réussir la culture et la récolte des principales Astéracées médicinales de votre jardin.

L'ESSENTIEL À RETENIR

À lire en 30 secondes pour comprendre l'essentiel sur la culture des Astéracées au jardin.

  • Les Astéracées se reconnaissent à leurs capitules floraux (inflorescences en forme de "fausse fleur") : c'est ce que l'on récolte pour la phytothérapie.
  • La majorité des espèces aiment un sol drainant et une exposition en plein soleil : elles détestent les pieds dans l'eau.
  • Le jardin médicinal accueille aussi bien des annuelles (camomille allemande, calendula) que des vivaces robustes (échinacée, achillée, inule).
  • La récolte des capitules se fait idéalement le matin, par temps sec, lorsque les fleurs sont à peine entrouverts pour une concentration maximale en principes actifs.
  • Les racines (bardane, pissenlit, inule aunée) se récoltent en automne, à partir de la 2e année, quand les réserves sont au maximum.
  • Le séchage à basse température (maximum 40 °C) est indispensable pour préserver les composés actifs (lactones sesquiterpéniques, flavonoïdes, huiles essentielles).
  • Plusieurs Astéracées sont d'excellentes plantes mellifères : elles attirent abeilles et papillons et favorisent la biodiversité au jardin.
  • Certaines espèces comme la tanaisie ou l'armoise peuvent devenir envahissantes : mieux vaut les contenir ou les cultiver en pot.


Les Astéracées constituent la plus grande famille de plantes à fleurs du monde, avec plus de 23 000 espèces recensées. Au jardin médicinal, elles occupent une place de choix : faciles à cultiver pour la plupart, généreuses en fleurs et souvent très résistantes aux aléas climatiques. Notre guide des grandes familles botaniques de plantes médicinales vous permettra de replacer cette famille dans le panorama plus large de la phytothérapie. Voyons maintenant, espèce par espèce et technique par technique, comment tirer le meilleur de vos Astéracées au jardin.


Comprendre les Astéracées pour mieux les cultiver

Avant de planter, il est utile de comprendre les points communs qui unissent toutes les Astéracées. Ces caractéristiques partagées permettent d'adopter de bons réflexes culturaux applicables à l'ensemble de la famille.

La structure du capitule, clé de la récolte

Ce que l'on appelle communément "la fleur" d'une marguerite, d'une camomille ou d'un tournesol est en réalité un capitule : une inflorescence composée de dizaines, voire de centaines de petites fleurs individuelles regroupées sur un réceptacle commun. On distingue les fleurs ligulées (les "pétales" périphériques, en forme de languette) et les fleurs tubulées (le cœur central, en tube). C'est cette architecture particulière qui donne à la famille son ancien nom de Compositae (les "composées"). Pour la récolte médicinale, l'ensemble du capitule est généralement utilisé, à l'exception de certaines espèces où seule une partie est valorisée (les fleurs ligulées du calendula, par exemple).

Des besoins culturaux souvent proches

Si chaque espèce a ses particularités, les Astéracées médicinales partagent quelques grandes préférences culturales que l'on retrouve d'une plante à l'autre.

Profils culturaux des principales Astéracées médicinales du jardin
PlanteTypeSolExpositionFacilité
Calendula officinalis (Calendula) Annuelle Ordinaire, drainant Plein soleil ★★★ Très facile
Matricaria chamomilla (Camomille allemande) Annuelle Léger, pauvre Plein soleil ★★★ Très facile
Chamaemelum nobile (Camomille romaine) Vivace Sec, drainant Plein soleil ★★☆ Facile
Echinacea purpurea (Échinacée) Vivace Ordinaire, bien drainé Plein soleil à mi-ombre ★★★ Très facile
Achillea millefolium (Achillée millefeuille) Vivace Sec, pauvre Plein soleil ★★★ Très facile
Arctium lappa (Bardane) Bisannuelle Profond, frais, riche Mi-ombre ★★☆ Facile
Silybum marianum (Chardon-marie) Annuelle/bisannuelle Pauvre, bien drainé Plein soleil ★★★ Très facile
Arnica montana (Arnica) Vivace Acide, pauvre, frais Plein soleil à mi-ombre ★☆☆ Difficile
Inula helenium (Inule aunée) Vivace Profond, frais à humide Plein soleil à mi-ombre ★★☆ Facile

Sol et préparation : la base d'une culture réussie

La qualité du sol conditionne à la fois la vigueur des plantes et la concentration en principes actifs au moment de la récolte. Un sol mal préparé ou inadapté peut compromettre toute une saison.

Le drainage, priorité absolue pour la plupart des espèces

La grande majorité des Astéracées médicinales pousse naturellement dans des milieux ouverts, exposés au soleil, avec un sol qui ne retient pas l'eau : prairies sèches, garrigues, bords de chemins, pelouses maigres. Un sol qui stagne en eau est leur principal ennemi : il provoque le pourrissement des racines et favorise les maladies fongiques. Pour améliorer le drainage d'une terre lourde ou argileuse, il suffit d'incorporer du sable grossier ou du gravier en grande quantité, ou de créer une butte de culture surélevée. À l'inverse, la bardane et l'inule aunée préfèrent un sol plus frais et profond, proche de celui des sous-bois humides.

Préparation du sol des Astéracées au jardin  amélioration du drainage avec apport de gravier avant la plantation des plantes médicinales - Herboristerie Sensathé

L'amendement : moins on en fait, mieux les plantes se portent

Un sol trop riche en azote favorise le développement de la masse végétale au détriment des principes actifs : les plantes "oublient" de se défendre et de synthétiser leurs composés bioactifs. Pour la plupart des Astéracées médicinales, un sol ordinaire légèrement amendé en compost mûr à l'automne suffit largement. Évitez les engrais solubles azotés. Quelques espèces comme la bardane ou l'inule apprécient un sol plus riche, mais il s'agit là d'exceptions.

Le conseil de Laura, conseillère en phytothérapie : "Pour les plantes médicinales en général, et les Astéracées en particulier, j'ai souvent observé que les plus belles récoltes viennent des plantes qui ont un peu souffert. Un sol pauvre, bien drainé, beaucoup de soleil, et peu d'arrosage : les plantes se concentrent alors sur la production de leurs molécules de défense, ce qui se traduit directement par une meilleure teneur en principes actifs. Ne surprotégez pas vos plantes médicinales !"


Semis et plantation des Astéracées médicinales

Selon les espèces, les modes de multiplication diffèrent. La plupart des Astéracées du jardin médicinal se sèment facilement, parfois même en se ressemant seules d'une année sur l'autre.

Les annuelles : semis direct au printemps

Le calendula et la camomille allemande (*Matricaria chamomilla*) sont les deux grandes stars des Astéracées annuelles du jardin médicinal. Leur culture est à la portée de tous.

  • Calendula : semis direct en pleine terre de mars à mai (ou d'août à septembre pour une floraison printanière précoce), à 1 cm de profondeur. Espacement de 25 à 30 cm. Levée en 8 à 14 jours. Le calendula se ressème spontanément et peut devenir quasi-pérenne dans un jardin stable.
  • Camomille allemande : semis à la volée en mars-avril sur sol préalablement griffé et tassé. Les graines ont besoin de lumière pour germer : ne pas les recouvrir de terre. Éclaircir à 15-20 cm. Elle se ressème aussi très facilement.
  • Chardon-marie : semis direct en avril-mai, en poquet de 3 graines espacés de 60 cm (la plante est grande). Peut aussi se semer à l'automne dans les régions douces.


Les vivaces : semis ou division, selon l'espèce

Les vivaces de la famille des Astéracées s'installent durablement au jardin et demandent un peu plus de patience lors de la première année, mais elles récompensent largement l'effort sur les années suivantes.

  • Échinacée (*Echinacea purpurea*) : semis sous abri en mars (20-22 °C), repiquage en mai après les dernières gelées. On peut aussi diviser les touffes en automne ou au printemps tous les 3-4 ans. La première floraison intervient dès la 2e année.
  • Achillée millefeuille : semis possible, mais la multiplication par éclats de touffes au printemps est beaucoup plus simple et efficace. Planter à 40 cm de distance.
  • Camomille romaine : semis sous abri en mars, repiquage en mai. La variété 'Flore Pleno' (à fleurs doubles) ne produit pas de graines et doit être multipliée par division.
  • Inule aunée : semis en place en mai ou division de touffes au printemps. Cette grande vivace (1,50 m à 2 m) a besoin d'un espace généreux.


Le cas particulier de l'arnica

L'arnica des montagnes (*Arnica montana*) est la grande capricieuse de la famille. Elle exige un sol acide (pH 4,5 à 6), pauvre, bien drainé et frais, à l'image de ses habitats naturels d'altitude. En plaine, sa culture est délicate : elle souffre de la chaleur estivale et des sols calcaires. Si vous souhaitez la cultiver, utilisez un substrat de type lande ou bruyère, sans calcaire, et arrosez avec de l'eau de pluie. La patience est de mise : la floraison n'intervient qu'à partir de la 3e ou 4e année.

Le conseil de Laura, conseillère en phytothérapie : "Si l'arnica des montagnes est trop capricieuse dans votre jardin, sachez que l'arnica de nos prairies reste protégée en France et ne doit pas être cueillie sauvagement. Pour votre usage personnel, orientez-vous plutôt vers l'échinacée ou le calendula, qui apportent de réels bienfaits avec une culture beaucoup plus simple. Chaque plante a son terrain de prédilection !"

Semis des Astéracées au jardin médicinal  plantation de camomille et calendula dans un potager ensoleillé - Herboristerie Sensathé

Entretien au fil des saisons

Les Astéracées médicinales sont des plantes peu exigeantes à l'entretien, ce qui en fait des alliées idéales pour un jardin de simples. Quelques gestes ciblés suffisent à optimiser leur vigueur et leur production.

Arrosage : la retenue est de mise

La règle générale est simple : arroser peu mais régulièrement lors de l'installation, puis laisser les plantes se débrouiller. La plupart des Astéracées médicinales sont résistantes à la sécheresse une fois bien enracinées. Un arrosage excessif dilue les principes actifs et favorise les pourritures. En plein été, lors des épisodes de canicule, un arrosage copieux mais espacé (1 à 2 fois par semaine) reste préférable à de petits arrosages quotidiens superficiels.

Taille et suppression des fleurs fanées

Pour les espèces à longue floraison comme le calendula, la suppression régulière des capitules fanés (deadheading en anglais) est la technique la plus efficace pour prolonger la floraison et multiplier les récoltes. Couper les fleurs passées incite la plante à en produire de nouvelles plutôt que de dépenser son énergie à former des graines. Pour les vivaces comme l'échinacée, une coupe en fin de saison à 10-15 cm du sol permet de nettoyer la plante et de stimuler la repousse printanière.

Division des touffes : régénérer pour mieux récolter

Les vivaces comme l'échinacée et l'achillée ont tendance à former des touffes de plus en plus denses qui s'épuisent avec les années. Une division tous les 3 à 4 ans, au printemps ou à l'automne, permet de régénérer les plantes et de les multiplier gratuitement. Déterrez la touffe, divisez-la en plusieurs éclats munis de racines et de bourgeons, et replantez aussitôt.

Maladies et ravageurs : peu de problèmes avec les Astéracées

Les Astéracées sont en général peu touchées par les maladies et ravageurs, notamment grâce à leurs composés aromatiques qui éloignent naturellement certains insectes nuisibles. On peut néanmoins rencontrer :

  • L'oïdium (champignon formant un feutrage blanc) en fin d'été sur l'échinacée et l'achillée, favorisé par les excès d'azote et la mauvaise aération. Traiter avec une décoction de prêle ou de l'argile blanche.
  • Les pucerons au printemps sur les jeunes pousses de calendula. La présence de prédateurs naturels (coccinelles, chrysopes) régule généralement le problème.
  • Les limaces sur les jeunes plantules : protéger avec du sable grossier ou des granulés ferrique.

Récolte des Astéracées au jardin  cueillette de camomille matricaire au stade de pleine floraison dans un jardin médicinal - Herboristerie Sensathé

La récolte des Astéracées médicinales : le bon moment, le bon geste

La qualité d'une plante médicinale se joue en grande partie au moment de la récolte. Récolter trop tôt ou trop tard peut réduire significativement la teneur en principes actifs. Voici les repères essentiels pour chaque type de partie récoltée.

La récolte des capitules floraux

C'est de loin la récolte la plus courante chez les Astéracées médicinales. Quelques règles d'or à retenir.

  • Récolter le matin, après que la rosée s'est évaporée et avant la chaleur du milieu de journée, pour limiter l'oxydation des principes actifs.
  • Choisir des capitules à peine entrouverts, au stade "bouton fleuri" à "pleine floraison" selon l'espèce. Un capitule déjà fané a perdu une grande partie de ses principes actifs.
  • Récolter par temps sec, sans rosée ni pluie récente, pour faciliter le séchage et éviter les moisissures.
  • Couper à la main ou avec de petits ciseaux propres, en laissant une partie de la tige pour ne pas stresser excessivement la plante.


La récolte des feuilles

Pour les espèces dont on utilise les feuilles (achillée millefeuille, armoise), la récolte se fait avant la floraison, au moment où les feuilles sont adultes mais encore jeunes et gorgées de composés actifs. Cueillir les feuilles saines, sans taches ni attaques d'insectes.

La récolte des racines

Les racines de bardane, de pissenlit ou d'inule aunée se récoltent en automne, à partir de la 2e année de culture (pour la bardane, à la fin de la première année de végétation, avant la montée en fleurs de la 2e année). C'est à ce moment que les réserves de la plante, notamment l'inuline (un polysaccharide aux effets prébiotiques), sont à leur maximum. Utiliser une fourche-bêche pour extraire les racines sans les briser, les brosser délicatement et les laver rapidement.

Calendrier de récolte des principales Astéracées médicinales du jardin
PlantePartie récoltéePériode optimaleStade de récolte
Calendula Capitules floraux Juin à octobre Fleurs entièrement ouvertes
Camomille allemande Capitules floraux Mai à juillet Ligules horizontales (fleurs à peine ouvertes)
Camomille romaine Capitules floraux Juillet à août Boutons bien formés à fleur ouverte
Échinacée Capitules + racines Juillet-août (fleurs) / Automne (racines) Fleurs à pleine ouverture / Racines à partir de la 3e année
Achillée millefeuille Sommités fleuries Juin à septembre Corymbes à mi-floraison
Bardane Racines Automne (fin 1re année) Avant la montée en fleurs
Chardon-marie Graines (akènes) Août à octobre Capitules virant au brun, avant ouverture
Inule aunée Racines Automne (2e-3e année) Après le jaunissement des feuilles


Séchage et conservation : préserver les principes actifs

Une récolte bien menée peut être gâchée par un mauvais séchage. Cette étape est fondamentale pour conserver l'intégrité des molécules actives que la plante a mis toute une saison à synthétiser.

Les règles d'or du séchage

Le séchage des plantes médicinales obéit à quelques principes simples mais non négociables.

  • Température maximale : 40 °C. Au-delà, les huiles essentielles s'évaporent, les enzymes se dénaturent et les flavonoïdes se dégradent. Un séchage à l'air libre à l'ombre est toujours préférable à un four ou un déshydrateur mal réglé.
  • Sécher à l'ombre et dans un courant d'air. Les UV du soleil dégradent les pigments (comme les caroténoïdes du calendula) et les composés sensibles à la lumière.
  • Étaler en fine couche sur des claies ou des grilles, sans superposer les fleurs, pour permettre une circulation d'air optimale et éviter les moisissures.
  • Retourner régulièrement les plantes en cours de séchage (1 à 2 fois par jour les premiers jours).
  • La durée de séchage varie de 3 à 10 jours selon l'espèce, la partie récoltée et les conditions climatiques. Les capitules floraux, plus denses, sèchent plus lentement que les feuilles.

La conservation en bocal

Une fois parfaitement sèches (les plantes doivent se réduire en poudre ou craquer nettement sous les doigts), les plantes sont conservées dans des bocaux en verre hermétiques, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Étiquetez toujours vos bocaux avec le nom de la plante, la partie récoltée et la date. La durée de conservation optimale est de 12 à 18 mois pour les fleurs et feuilles, et jusqu'à 3 ans pour les racines et graines bien sèches. Au-delà, les plantes ne sont pas dangereuses mais perdent progressivement leurs principes actifs.

Séchage et conservation des Astéracées au jardin  fleurs de camomille séchant sur claies et plantes médicinales conservées en bocaux - Herboristerie Sensathé

Les Astéracées, alliées de la biodiversité au jardin

Cultiver des Astéracées médicinales, c'est aussi rendre un immense service à la faune du jardin. Ces plantes figurent parmi les meilleures plantes mellifères accessibles à tous.

Des fleurs en or pour les pollinisateurs

La structure en capitule des Astéracées est particulièrement adaptée aux insectes pollinisateurs : le nectar et le pollen des centaines de petites fleurs tubulées sont accessibles même aux insectes à trompe courte. Abeilles sauvages, bourdons, syrphes, papillons : un seul pied d'échinacée ou de calendula peut accueillir plusieurs dizaines d'insectes en une journée ensoleillée. En plantant un mélange d'Astéracées à floraison échelonnée, on assure une ressource alimentaire continue de mai à octobre.

La tanaisie et l'armoise, gardiennes du potager

La tanaisie (*Tanacetum vulgare*) et l'armoise (*Artemisia vulgaris*) méritent une mention particulière : leurs composés aromatiques (notamment les cétones monoterpéniques) agissent comme répulsifs naturels contre plusieurs ravageurs (pucerons, mouches, noctuelles). Plantées en bordure de potager ou en association avec des plantes légumières, elles contribuent à la régulation biologique des nuisibles. Attention cependant à leur caractère envahissant : un confinement en pot ou une tonte régulière de la zone de stolons est recommandé.

Avant de vous lancer dans la culture de vos Astéracées médicinales, pensez à vous informer sur les Précautions et contre-indications avec les plantes Astéracées (Asteraceae) : Certaines espèces peuvent provoquer des réactions allergiques, notamment chez les personnes sensibles aux pollens de la famille des Composées.

Plantes médicinales BIO Sensathé

Vous cultivez vos Astéracées ou souhaitez compléter votre pharmacie familiale ? Sensathé propose une sélection de plantes médicinales BIO en vrac, séchées à basse température pour préserver l'intégralité des principes actifs. Origine contrôlée, qualité herboristerie.

Plantes médicinales BIO en vrac

Astéracées au jardin  sachets de camomille matricaire et d'échinacée issus de plantes médicinales cultivées et récoltées au jardin - Herboristerie Sensathé

Vos questions sur la culture des Astéracées au jardin

Peut-on cultiver des Astéracées médicinales en pot ou en balcon ?+

Oui, plusieurs Astéracées médicinales s'accommodent très bien de la culture en pot. Le calendula, la camomille allemande, l'achillée millefeuille et l'échinacée peuvent être cultivés en contenants de taille suffisante (au moins 20 à 30 cm de diamètre). Choisissez un terreau drainant (mélangez du terreau universel avec 20 à 30 % de perlite ou de sable grossier) et exposez en plein soleil. L'arrosage doit être régulier mais sans excès : laissez toujours sécher le substrat entre deux arrosages. Les pots doivent impérativement avoir des trous de drainage.
Comment savoir quand récolter la camomille allemande exactement ?+

Le stade de récolte de la camomille allemande (Matricaria chamomilla) est précis : il faut récolter les capitules lorsque les ligules (les "pétales" blancs) sont horizontales, c'est-à-dire à angle droit par rapport au réceptacle. À ce stade, la teneur en huile essentielle, et notamment en chamazulène (responsable de la couleur bleue et des propriétés anti-inflammatoires), est maximale. Si les ligules sont encore inclinées vers le haut, la fleur est trop jeune. Si elles s'inclinent vers le bas (position "retombante"), la fleur est déjà trop mûre et commence à décliner. Une récolte régulière tous les 2 à 3 jours est idéale en pleine saison.
L'échinacée fleurit-elle la première année ?+

En général, l'échinacée semée au printemps ne fleurit pas ou peu la première année : elle consacre son énergie à développer son système racinaire. La pleine floraison arrive dès la deuxième année, et la plante devient ensuite de plus en plus généreuse d'une année sur l'autre. Si vous souhaitez des fleurs dès la première saison, achetez des plants déjà développés en jardinerie plutôt que de partir de graines. La récolte des racines, quant à elle, ne doit intervenir qu'à partir de la 3e ou 4e année pour ne pas épuiser la plante.
Peut-on associer plusieurs Astéracées médicinales dans le même massif ?+

Oui, et c'est même fortement recommandé ! Les Astéracées médicinales se combinent très bien entre elles dans un massif de simples. Pensez à l'esthétique et à l'échelonnement de la floraison : le calendula et la camomille ouvrent le bal dès le printemps, l'échinacée et l'achillée prennent le relais en été, et l'hélichryse s'étire jusqu'en automne. Veillez à respecter les besoins de chacune (ne pas mélanger la bardane qui aime les sols frais avec l'achillée qui préfère le sec) et à prévoir l'espace nécessaire (l'inule aunée peut dépasser 2 m de haut).
Bibliographie+

Larousse des plantes médicinales — édition 2017 | Ma bible des secrets de phytothérapeutes — Leduc édition 2023 | Ma bible de l'herboristerie — Leduc édition 2018 | 80 recettes originales à faire vous-même avec les plantes — édition 1986 | Ma bible des plantes qui soignent — Leduc édition 2022 | Le petit Larousse des plantes qui guérissent — édition 2019 | www.wikiphyto.org | www.vidal.fr | Le grand guide de la phytothérapie au quotidien — Rustica édition 2022 | www.altheaprovence.com

Les informations contenues dans cet article ne visent pas à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie quelconque. Nous nous appuyons, pour écrire cet article, sur des usages traditionnels des plantes en phytothérapie. Les allégations concernant les bienfaits des plantes et des produits à base de plantes sont basées sur l'utilisation traditionnelle des plantes en phytothérapie. On retrouve ces informations de façon régulière et de manière confirmée en milieu scientifique et dans des ouvrages spécialisés en phytothérapie ou en médecine naturelle (voir bibliographie). Rédigé par Laura, conseillère en phytothérapie, en micronutrition et en rééquilibrage alimentaire et naturopathie, cet article présente des connaissances actuelles en science qui concernent le sujet abordé lors de sa mise à jour. La science évolue et progresse, ainsi, elle pourrait rendre cet article partiellement ou totalement obsolète. Aucun article de notre blog ne doit être considéré comme une alternative aux recommandations de votre professionnel de santé.

Aucun produit

Être déterminé Expédition
0,00 € Total

Vérifier

Une question ? Écrivez-nous !
WhatsApp Sensathé